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Norvège, mettez le cap au nord !

D’Oslo aux terres sauvages qui s’étalent par-delà le Cercle Polaire se cache une authentique terre de vikings ; un exotique bout du monde à la nature préservée, aux cultures ancestrales, aux villages colorés et aux fjords vertigineux, à découvrir en cinq étapes…

Oslo, le bon goût de la culture

Le 11 juin, Oslo inaugurera son nouveau musée national, le plus vaste d’Europe du nord. Discret, le bâtiment aux lignes épurées a été conçu pour se fondre dans l’environnement, avec l’utilisation de matériaux éco-responsables. Il fait écho au musée Munch inauguré en 2021, écrin des œuvres du célèbre artiste à qui l’on doit « Le Cri », l’un des plus célèbres tableaux de la planète. Avec ces deux nouveautés, Oslo confirme son rang de capitale culturelle. Ici, chacun trouve un musée à son goût. Celui de la marine propose un étourdissant survol des fjords et montagnes de Norvège sur grand écran. A deux pas, le musée du Kan Tiki réjouira les amateurs d’aventures, façon Koh Lanta. Ce radeau dériva du Pérou jusqu’en Polynésie en 1947. Plus tranquille, le musée Fram expose un authentique trois-mâts qui se fit prendre dans les glaces à la fin du XIXème siècle. Même les vikings ont droit à leur musée. On y admire leurs bateaux aux proues aussi élancées qu’un trait de calligraphe. La nature est au diapason. En plein cœur d’Oslo, le parc Vigeland n’est pas que le poumon vert de la capitale. Ses 32 hectares abritent les 200 sculptures de Gustav Vigeland, étrange forêt de personnages nus…            

Au pays de l’écologie 

Avec l’arrivée de l’été, les quais d’Oslo construite au fond d’un fjord ressemblent à une ruche. Les petits bateaux sont frénétiquement poncés, repeints et remis à l’eau. Il faut dire que 90% des Norvégiens vivent à moins de 100 kilomètres de la mer et il y aurait davantage de bateaux que de voitures dans le pays ! Les longues journées d’été sont idéales pour des mini-croisières, à la découverte d’une nature préservée et propice à de belles randonnées. Partout des maisonnettes en bois, rouges, jaunes ou vertes et des barques à fond bleu en bas de leurs escaliers ; ici une petite église blanche, là un phare encapuchonné de rouge… le spectacle est aussi paisible que coloré. Au loin, la silhouette d’Oslo dominée par son palais royal se devine. Avec un tel environnement, la ville se devait de montrer l’exemple. Désignée « capitale verte européenne » en 2019, elle a chassé les voitures de son cœur pour faire de la place aux piétons et aux vélos. Chaque dimanche, ils filent droit vers les anciens quartiers ouvriers de Grünnerlokka et Gronland devenus le QG des artistes en devenir. Galeries d’art, boutiques design et restaurants locavores témoignent de la vitalité d’Oslo.
 

Bergen, porte des fjords 

Du sud au nord, la Norvège s’étire sur 2200 kilomètres. Pour en découvrir tous les charmes, il vous faudra donc reprendre l’avion ou louer une voiture. Nichée sur la côte ouest, à environ 500 kilomètres d’Oslo,Bergen bouillonne. Il y a foule dans les cafés qui bordent le quai Bryggen. C’est ici que la Ligue Hanséatique établit un comptoir de négoce de poisson séché, dès 1360. Serrées les unes contre les autres, les hautes maisons en bois colorées rappellent l’époque où la morue faisait la loi. Sertie entre sept collines et la mer, la cité s’anime chaque matin au rythme de son marché aux poissons. Pourtant, ce sont d’abord les fjords voisins qui aimantent. Long de 200 km, le Sognfjord n’a pas usurpé son titre de roi des fjords. Mais le Geirangerfjord est encore plus beau. Tel un sabre acéré, il balafre la montagne sur 20 km : des falaises abruptes et verdoyantes, des cascades qui déversent leurs cheveux d’eau dans la mer avec une telle harmonie que les poètes les ont baptisées les Sept Sœurs ou le Voile de la Mariée… De la mer, le spectacle est éblouissant ; depuis la terre, il devient vertigineux. La route des Aigles serpente au milieu des lacs, escalade les montagnes jusqu’à atteindre un promontoire rocheux surplombant le fjord, 1500 mètres plus bas. Gare au faux-pas ! 

Tromso, par-delà le Cercle Polaire

La « grande » ville portuaire de Tromso (70 000 habitants), à 1200 km et 1h45 d’avion d’Oslo, bruisse du cri des mouettes et des milliers d’étudiants qui se déversent chaque soir dans ses rues. Par-delà le Cercle Arctique, l’ancienne capitale de la pêche à la baleine fut aussi le point de départ des expéditions polaires. Installé dans un vieil entrepôt, un musée témoigne des exploits de Roald Amundsen, qui découvrit le Pôle Sud. Et ceux moins glorieux du chasseur Henri Rudy, qui tua 713 ours blancs en 40 ans… Tromso est aussi la ville de départ pour rejoindre l’archipel des îles Lofoten, reliées par un casse-tête de ferries, ponts et tunnels. La forte odeur des morues qui sèchent au vent sur d’énormes claies en bois rappelle qu’ici, la pêche est toujours de mise ! Les villages et leurs maisons sur pilotis sont devenus les stars d’Instagram. Encerclé de montagnes aiguisées, Reine est peut-être le plus beau. Les paysages sont à l’unisson. Pics verdoyants plongeant dans des fjords profonds, prairies mouchetées de moutons, plages de sable blanc dignes des Caraïbes (mais l’eau dépasse rarement les 10 °) … C’est un peu comme si les Alpes venaient à la rencontre de la Bretagne ! 

 

Cap Nord, tout au bout de l’Europe  

C’est un pic, c’est un cap… Que dis-je, c’est un mythe ! Il souffle comme un parfum d’aventures au Cap Nord, tout au bout de la Norvège. Il est une heure du matin et pourtant, un doux soleil éclaire l’abrupte falaise de 307 mètres qui marque la limite entre la mer de Norvège et la mer de Barents. Car ici - bien au-delà du Cercle Arctique -, l’astre refuse de se coucher de mai à fin juillet. Depuis Oslo, des avions filent jusqu’au minuscule aérodrome d’Honningsvag, aux portes du point le plus septentrional de l’Europe. Loin de tout, le Cap Nord est pourtant loin d’être isolé ! Des grappes de visiteurs se photographient devant l’énorme globe en fer forgé devenu son symbole. On y a même construit un bâtiment abritant un restaurant, une boutique et un cinéma pour occuper les 250 000 touristes annuels venus passer une nuit blanche. Mais quelques dizaines de pas de côté suffisent pour se retrouver seul au monde face aux flots, dans un paysage de toundra battu par les vents. Les repères habituels s’estompent dans la lumière mordorée, presque irréelle ; le temps est suspendu au soleil qui semble rebondir sur les flots. Alors on ferme les yeux et l’on rêve du Pôle Nord, à « seulement » 1500 kilomètres de là… 

Comment on y va ? avec la compagnie norvégienne Flyr, qui propose deux vols par semaine (mardi et samedi) entre Montpellier et Oslo, du 11 juin au 13 août.

 

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