Manchester, Stockholm et Djerba, trois nouvelles destinations au départ de Montpellier
En 2026, l’aéroport de Montpellier-Méditerranée propose de voyager vers de nouveaux horizons. Direction le Royaume-Uni, la Suède ou la Tunisie pour partager de nouvelles expériences, en famille ou entre amis.
Manchester, la ville du sport et de la musique
Le rouge ou le bleu ? A Manchester, il faut choisir son camp ! Comprenez Manchester United ou Manchester City, les deux clubs de foot de la ville. En 2026, elle sera accessible en direct au départ de Montpellier, avec easyJet qui proposera deux vols par semaine (lundi et vendredi) dès le 30 mars. Ici, le stade Old Trafford se visite comme un monument historique. Il est vrai qu’il fut construit en 1910, il y a plus d’un siècle. Des vestiaires aux tribunes capables d’accueillir 74 000 spectateurs en passant par le musée où sont exposés les trophées de Manchester United, les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent Manchester City pourront explorer les coulisses de l’Etihad Stadium (55 000 places) pour marcher dans les traces du français Rayan Cherki, star du club.
Les amateurs ajouteront un passage par le Musée national du Football, aménagé dans un bâtiment tout de verre du centre-ville. On y découvre une collection d’objets sportifs mais aussi des salles qui témoignent de l’impact sociologique du foot. Ceux qui préfèrent la musique ne manqueront pas d’explorer Manchester en écoutant un tube… d’Oasis, né dans la ville. Les fans pourront se lancer dans un périple sur les traces des deux frères Gallagher qui firent la légende du groupe. Si The Boardwalk, la salle où Oasis a fait ses premiers pas sur scènes, est désormais fermée, la maison où ils ont grandi est presque devenu un lieu de pèlerinage !
Manchester, de la culture à tous les coins de rue
Portée par son histoire industrielle, Manchester a construit de riches bâtiments. Ainsi la Town Hall (hôtel de ville) de style néo-gothique. Dominé par une tour-horloge, l’édifice abrite des salles aux décors puissants. Il est le point de départ pour découvrir les trésors de la ville. A commencer par la bibliothèque dont les plafonds voûtés et riches rayonnages transportent les visiteurs dans le monde d’Harry Potter. Elle fait écho à la cathédrale gothique du XVème siècle. Il faut également déambuler dans les rues de Chinatown, le second plus vaste quartier chinois du Royaume-Uni ; ou naviguer sur les canaux hérités de l’époque industrielle, à la découverte des anciens entrepôts reconvertis en nouveaux lieux trendy ; jusqu’au quartier de Castelfield truffé de bar, pour de folles soirées…
L’histoire de Manchester se dévoile également dans de passionnants musées. En version classique, direction le Manchester Museum qui mêle trésors archéologiques et d’histoire naturelle. A combiner avec la Manchester Art Gallery qui expose peintures et sculptures. Il faut également pousser les portes du Museum of Science and Industry aménagé dans une ancienne gare. Entre locomotives d’une autre époque et machines de l’industrie textile, on y comprend les soubresauts économiques de la cité. Le People’s History Museum complète l’expérience. Installé dans une ancienne usine hydraulique, il évoque avec émotion l’histoire de la classe ouvrière anglaise.
Stockholm, balade d’île en île
Dès le 16 mai, Stockholm sera reliée à Montpellier deux fois par semaine (mardi et samedi), par Norwegian. Bordée par la mer Baltique, la capitale suédoise a été construite sur quatorze îles. Un enchevêtrement d’une cinquantaine de ponts permet de passer de l’une à l’autre, dans une ambiance bohème. A chacune son ambiance et l’ordre chronologique est conseillé pour ne pas perdre le fil. Stockholm est née sur l’île de Gamla Stan dominée par la cathédrale aux riches intérieurs et le baroque Palais Royal. De ruelles pavées en placettes, les maisons couleur pain d’épices attirent les photographes. L’île voisine de Kungsholmen est dominée par l’Hôtel de Ville de style néo-Renaissance. C’est dans son riche Golden Hall décoré de 18 millions de carreaux de mosaïques que les prix Nobel sont célébrés chaque année.
Autre ambiance sur la grande île de Södermalm, devenu le paradis des artistes. Elle a conservé son âme populaire par endroit, avec encore une poignée de maisons de bois aux couleurs vives que s’arrachent les bobos. On se bouscule désormais dans les concept-stores, boutiques de créateurs et friperies ; avant de se perdre dans les bars et restaurants végan qui fleurissent. Pas étonnant que l’écrivain Stieg Larsson en ait fait le décor de sa trilogie « Millenium ». Séduits par cette ambiance arty, plusieurs architectes de renom y ont également laissé leur trace, à commencer par Ricardo Bofill (à qui l’on doit le quartier Antigone à Montpellier) qui a imaginé un immeuble en arc de cercle.
Stockholm, des musées pas comme les autres
La verte île de Djurgarden, où les habitants aiment se balader en famille et pique-niquer en été, est aussi un haut-lieu culturel. Le musée Vasa en est la star. Il expose un authentique trois-mâts du XVIIème à la triste histoire. Le navire sombra dans le port le jour de son inauguration en 1628. Un colossal travail permit de le renflouer et le restaurer. Aussi unique que spectaculaire ! A deux pas, le Abba Museum n’est pas qu’une simple accumulation de costumes et disques d’or rendant hommage au groupe suédois, icone de la musique pop et disco. Ludique et immersif, il permet d’enregistrer une chanson et de jouer virtuellement dans un clip habillé d’un extravagant costume numérique, aux côtés des hologrammes des membres du groupe. Mamma Mia !
Derrière les deux musées, le ballet des ferries qui filent vers la myriade d’îles qui ceinture Stockholm est incessant. A une heure de navigation, l’île de Vaxholm - longue de trois kilomètres - propose une douce respiration. Son ambiance de petit port de pêche attire les habitants de la capitale qui y possèdent de jolies résidences secondaires blanches ou rouges, tout de bois. Un vrai cliché scandinave ! A l’ombre d’une forteresse, on déambule dans les ruelles que se partagent quelques boutiques de déco avant de rejoindre la plage d’Eriksöbadet. Les plus audacieux poussent encore plus loin jusqu’à l’île de Sandhamm aux jolies étendues de sable, pour une baignade inédite dans les eaux de la Baltique.
Djerba, paradis du tourisme balnéaire
En 2026, Djerba sera reliée à l’aéroport de Montpellier avec Transavia. La compagnie proposera un vol par semaine (tous les lundis) à compter du 20 avril. Et si vous en profitiez pour vous offrir une escapade dans la plus célèbre des îles tunisiennes ? Du printemps à l’automne, son doux climat attire les voyageurs en mal de farniente. Partout, les parasols illuminent le ciel azur, les transats sont sagement alignés sur les plages ou au bord des piscines des hôtels, en version club pour les familles en mal d’animations ou plus chic pour les amoureux à la recherche de tranquillité.
Les visiteurs savent-ils qu’avant eux, Ulysse – le héros de la mythologie grecque – aurait profité de la légendaire quiétude de Djerba ? Il aurait même été le premier à y goûter le fruit du lotos, dont la saveur de miel plongeait dans une amnésie heureuse. Dans son sillage, l’île ne pouvait que rimer avec tourisme balnéaire. Avec bien-être aussi ! Car la Tunisie est l’autre pays de la thalassothérapie. Les instituts et les spas sont toujours plus somptueux. A chacun son ambiance : installations modernes ou palais des mille et une nuits ouverts sur la mer pour les uns, hammams aux saveurs orientales pour les autres et cerise sur le gâteau, des mains expertes pour se faire bichonner. Juste retour des choses, puisque le mot massage vient de « mass », qui signifie « toucher » en arabe !
Djerba, une île forte en traditions
Djerba cache une campagne harmonieuse et paisible. Il suffit de partir en excursion, louer une voiture ou simplement héler un taxi, pour découvrir des terres arides, plantées de palmiers échevelés, d’oliviers noueux et d’amandiers en fleurs d’où émergent les dômes des mezels, ces maisons traditionnelles blanchies à la chaux. Sur le chemin, vous ne manquerez pas de faire un détour par la synagogue de La Ghriba, minuscule et pourtant à la réputation mondiale : elle est la plus ancienne d’Afrique du Nord. Derrière ses murs de faïences bleues ou vertes, des rabbins prient en silence depuis des siècles.
Rien à voir avec l’agitation d’Houmt Souk, la petite capitale de l’île. Comme partout, les fruits et les dattes se disputent les étals avec les babioles pour touristes, et le marchandage est de mise ! Les quelques dinars échangés seront dépensés dans les cafés qui bordent le minuscule port, animé chaque jour par une criée au charme pittoresque. Les vrais connaisseurs de Djerba préfèrent se perdre à Al Kantara. Ce village est planté au bout de la chaussée romaine, une voie de sept kilomètres qui relie Djerba au continent, jadis pavée et aujourd’hui goudronnée. Là, loin du tumulte des touristes, on déguste un petit noir à la terrasse d’un café maure, bercé par ce mélange de saveurs et de parfums épicés qui font le charme et la douceur de l’Afrique du nord…