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Escapades natures

Quatre expériences au départ d’Agadir

Vue aérienne d'Agadir au Maroc

Transavia relie Montpellier à Agadir durant toute l’année désormais. C’est l’occasion de s’offrir un bain de soleil dans les hôtels de la station balnéaire marocaine, mais aussi de partir à la découverte des trésors du royaume. 

Rencontrer les antilopes et les ibis chauves

A une cinquantaine de kilomètres d’Agadir, en direction du grand sud, la réserve naturelle de l’oued Massa s’étire sur 1 200 hectares, entre collines rocailleuses et eaux saumâtres qui mêlent celles de la rivière et de l’Atlantique. Cet écosystème unique, intégré au parc national de Souss-Massa, fait le bonheur des amateurs de nature sauvage. On y observe quelques mammifères habitués à vivre en territoire désertique, comme des antilopes, gazelles et oryx. Mais on vient aussi pour admirer les milliers d’oiseaux qui font une halte lors de leur voyage entre l’Europe et l’Afrique. S’il s’observe toute l’année, le spectacle est encore plus beau au printemps et à l’automne, lors des grandes migrations. Hérons cendrés et flamants roses peu farouches batifolent sans retenue, canards et spatules s’égaient le long des parcours aménagés. 

Avec un peu de chance, vous pourrez également observer de rares ibis chauves, un oiseau noir et parfois effrayant, particulièrement menacé. Le parc a également réintroduit il y a quelques années des autruches à cou rouge qui amusent toujours petits et grands. Plus loin en amont, la nature s’épanouit sur les rives de la rivière. Les paysans en ont fait leur terrain de jeu, cultivant maïs et fèves que transportent des ânes parfois têtus. Alors qu’en bordure de l‘Atlantique, le village de pêcheurs de Tiznit aux maisons troglodytiques semble figé dans le passé.        

Marcher sur les traces des hippies à Essaouira

Il faut rouler deux bonnes heures en longeant l’Atlantique, en direction du nord, pour découvrir Essaouira, l’une des plus attachantes villes du Maroc. Avec ses maisons passées et repassées à la chaux, ses portes et fenêtres peintes en bleu, Essaouira hypnotise les visiteurs. La simple évocation de son nom passé – Mogador - invite irrésistiblement au voyage. On pénètre avec jubilation dans son petit port. D’abord le va et vient des pêcheurs qui déchargent les chalutiers et ravaudent les filets sur les quais puis les charrettes qui slaloment entre les caisses de sardines et maquereaux. 

Depuis le sommet de la tour crénelée de la Sqala, une zone fortifiée aux canons rouillés qui donne à Essaouira un air de Saint-Malo, le spectacle est encore plus vivant. De là-haut, l’œil vagabonde jusqu’à la médina voisine, cernée d’épaisses murailles. Eclairé d’orangers, le lacis de lumineuses ruelles invite à la flânerie. Les ébénistes et marqueteurs travaillent le bois de thuya ; les échoppes des souks odorants débordent de fruits et les viandes dégoulinent au fronton des boucheries. Cette nonchalance séduisit les hippies en leur temps, Mick Jagger ou Jimmy Hendrix. Aujourd’hui, les « bobos » ont pris le relais, errant de galeries d’art en boutiques d’artisanat. Pourtant, lorsque l’appel du muezzin résonne en fin de journée, le Maroc traditionnel reprend ses droits. Il faut alors prendre de la hauteur pour partager un thé sur la terrasse de l’Heure Bleue, un palais du XIXème siècle transformé en riad raffiné… 

Goûter aux délices de la cuisine marocaine

A une quinzaine de kilomètres au nord d’Agadir, Taghazout Bay est la nouvelle station balnéaire à la mode du Maroc. Hôtels luxueux, marina et golf… on y pose ses valises, loin des turpitudes du monde. Il serait toutefois dommage de ne pas profiter des charmes de la région. Car ici, les caprices de l’Atlantique ont donné naissance à quatre spots de surf prisés par les amateurs de glisse du monde entier. A défaut de prendre la bonne vague, on peut se contenter d’admirer le spectacle mais aussi explorer les ruelles de l’ancien village de pêcheurs avant de prendre les chemins de traverse. 

Toujours davantage vers le nord, la délicieuse route côtière mêle le vert des collines cultivées jusqu’au rivage et le bleu de l’océan. C’est le retour du Maroc rural : les femmes qui travaillent dans les champs et les hommes juchés sur des ânes trop chargés ; les enfants qui gardent les moutons et les pêcheurs à la ligne qui taquinent le bar ou la daurade. En version continentale, on emprunte une route qui ondule au milieu des collines, traverse des oasis plantés de palmiers et lauriers-roses, pour découvrir les autres trésors naturels de la région : le miel et, surtout, l’argan. L’huile extraite de la noix des arganiers fait désormais la richesse des paysans. Et partout le long de la route, des gamins s’improvisent vendeurs à la sauvette. 

Partager la vie des Marocains à Taroudant

Marrakech est loin, trop loin pour organiser une excursion à la journée. Heureusement, à 80 kilomètres d’Agadir, Taroudant propose une agréable alternative. On y retrouve l’essentiel, la foule des touristes en moins : les remparts crénelés qui ceinturent la cité - parmi les plus beaux du Maroc assurent les habitants - à découvrir lors d’une balade en calèche ; la médina et ses souks, certes moins nombreux qu’à Marrakech mais tout aussi colorés. Voilà qui justifie d’aller s’y perdre quelques heures, pour goûter aux vrais plaisirs du Maroc : celui de marchander de longues minutes pour acheter des poteries, tissus colorés ou objets en fer forgé ; de déguster un café ou un jus d’orange à la terrasse d’un café tout simple en contemplant la vie marocaine agitée. Comme à Fès, Taroudant a également sa tannerie, que l’on découvre avec une feuille de menthe sous les narines pour chasser les mauvaises odeurs liées à cette activité millénaire. 

Pour ajouter un peu de nature, on peut ensuite filer jusqu’à la palmeraie de Tiout, à une demi-heure de route. Ses milliers de palmiers servent d’oasis lorsque la température atteint des sommets. On y tourna même quelques scènes d’Ali Baba et les quarante voleurs, dans sa version avec Fernandel. Déjà, les contreforts du Haut-Atlas apparaissent à l’horizon. Et avec eux, les images des caravanes de chameaux traversant les montagnes, des forteresses et des oasis qui surgissent du désert. Ouarzazate est à quatre heures de route ; un autre décor, pour un autre voyage…   

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